samedi 27 novembre 2021

Boule de papier - 27-11-2021

Dans la platitude de mon existence s'écrivait ma vie, quand soudain surgirent pliures, déformations, recroquevillements... La main d'une obscure créature me fit passer de deux à trois dimensions ; l'espace en plus, la simplicité en moins, dorénavant, je contemple le bitume dans sa richesse et sa complexité. Puis je roule au gré du vent. De temps en temps un coup de pied m'envoie valdinguer au loin. Autre drôle de manière de voir du pays ! Quand je me sens vraiment trop chiffonné, je me dis que ce pourrait être pire, que trop à plat, je pourrais redevenir aplati. Faut pas que ça me piétine ! J'en croise des comme moi, des engeances de toutes nations, sans dessein, comme arrachées à leur cahier. Aucune n'a d'explication à l'explication. On se dit que c'est comme ça, que de c'est déjà plié, en quatre, on s'échine pour en rire. Parfois, j'essaie de suivre le fil de cette histoire mal abrégée. Délaissée, oubliée, elle aurait pu finir au poil si la flamme y avait été, mais l'e dans l'a l'a emporté. Restent ces quelques phrases sur ma peau fripée. Me sont-elles vraiment destinées ? Certaines semblent dire quelque chose, d'autres se faire écho, mais de quoi ? De ces bribes, je retisse des bouts de fil que j'abandonne. Heureusement, il y a le réel et son boniment. C'est ça qui compte ; ça nous divertit et ça fait vibrer la fibre qui nous compose bonne pâte. Avec ou sans chute, à chacun son choix.

dimanche 14 novembre 2021

Le dimanche, c'est ravioli - 14 11 2021

 


Je me contre-balance de la réalité. Quand elle ne me plaît pas, je la chiffonne et puis j'en griffonne une autre. Pas forcément mieux, mais différente. C'est comme ça que je me suis retrouvé dans celle là. Bon faut dire que j'avais fini par cramer la ramette à force de m'amuser à jeter des boules de papier. Et là c'est la dernière feuille ... Ma dernière feuille ? Ben non … On est dans une société de consommation où il n'y a pas de fin. A la place on a des super-marchés et des ordinateurs. Ouf, sauvé ! C'est beau la vie ! Moderne et vivifiante comme une bouffée de gazole mal catalysé. Un trop plein de je ne sais quoi, je plie la feuille en huit, en fait un chapeau, monte sur la table et entame un kazatchok en pyjama et endiablé. La raffut fait hurler les voisins, le chien et surtout ma femme encore très embrumée car tout juste rentrée d'une nuit chez son amant. Mais, comme moi, elle a l'esprit fantaisiste. Elle fait fi de sa fatigue et d'un bon me rejoint pour, comme moi, se lancer dans la branle, genoux pliés. Ainsi tout deux sur cette planche, complices éclairés par la lune, nous piétinons le cours de nos vies, bras croisés, yeux dans les yeux, chien content et voisins aboyant. Et si l'amour, c'était aimer ?

Concentration - 7 novembre, 14:46

 

Concentration.
J'ai attrapé cet instant
Cet instant magique
Et d'un souffle, un élan
Poing fermé, mis fin au tragique.
 
Voilà reprends, reprends toi !
Quand tu te dis c'est pas possible,
Voilà voilà, reprends toi !
C'est là que tout redevient possible.
 
Ce joli moment unique
Je le tiens dans ma main.
Il m'amuse, il s'agite
Entre ligne de vie et destin
Voilà, reprends, reprends toi !
Quand tu te dis que c'est pas possible
 
Voilà reprends, reprends toi !
C'est là que tout redevient possible
Petite luciole sympathique
Tu me rappelles ce que je sais déjà
Que vivre est magnifique
 
Même quand toi tu n'es pas là
Voilà, surtout, ne crois, ne crois pas !
Quand tu te dis que c'est pas possible
Voilà, surtout, ne crois ne crois pas !
Qu'au fond rien n'est impossible
 
Encore un peu de ton mantra,
Je reverrai demain grâce à toi
Dans l'écho d'un passé fini,
L'onde d'une joie infinie
 
J'ai attrapé cet instant
Qui te dit que tout ça, c'est pas possible
Qui te dit voilà reprends toi
Et tout redevient possible.