lundi 19 novembre 2018

Deuxième délibération - ?? II MMXVIII

C'est en toute simplicité que j'aimerais de ces quelques mots en faire quelques mots à offrir, enfin quelques mots à vous offrir car oui aujourd'hui je suis d'humeur à vous offrir non pas quelques artifices mais à vous offrir quelques mots, ces quelques mots qui je l'espère, murmureront un je ne sais quoi qui vous convaincra que je suis d'humeur à vous les offrir certes, mais surtout à vous ouvrir ce cœur, enfin à vous ouvrir mon cœur, à l'exposer à ce regard non inquisiteur, à ce regard qu'est votre regard, qui si souvent est si profond, qui si souvent me révèle des montagnes là où si souvent je ne relève ... que des vallons, qui si souvent m'éteint des tempêtes quand ... pas si souvent que ça en fait, nous dînons au salon, ce regard bienveillant qu'est votre regard que par dessus tout j'estime plus que tout car il prouve de manière ultime l'existence d'une vie qui n'est pas la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui n'est ni une existence ni une non-existence qui s'opposeraient à la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui est une autre vie, une existence avec un autre cœur que ce cœur que je souhaite offrir à ce regard qu'est votre regard, enfin ce cœur qui est le mien qui est mon cœur, enfin l'existence de cette vie qui est la vôtre, qui est votre vie, de ce cœur qui est le vôtre enfin, qui est votre cœur, et qui de manière ultime prouve l'existence d'une existence, ce qui vient immanquablement me réchauffer l'âme, me réchauffer ce cœur, ou plutôt réchauffer mon cœur, ce qui me met d'humeur aujourd'hui à vous vouloir vous offrir ces quelques mots.

mardi 13 novembre 2018

Extrait du journal - Deux novembre deux mille dix huit, sept heures et vingt et une minutes.

Le chant du ciel bleu sillonne les vagues
Reflet d'amertume de fin d'été.
Longue vie à celui qui surfe la grande vague de la mort !
L'écume est sa faux, l'eau est son tombeau.
En équilibre tes muscles se jouent du destin,
Et tu jouis de ta masse en mouvement, pure
Comme l'air, comme ce tunnel qui te montre le chemin.