jeudi 6 décembre 2018

Pacifiques rimes -

Pacifiques rimes -

Dans la charrette de l’oubli
S’en vont toutes les vies
Dirais pas que c’est pas trop la fête
D’un geste allume une cigarette

Peut pas dire que c’était sans rire
Peut pas dire que cette jolie tête
Y’a pas eu le droit de la remplir
De rêves, d’espoirs, d’idées pour cigarettes

Dans tes larmes son reflet
Arrive encore à t’enivrer
Malgré tous ces regrets
Que tu porteras à jamais

Peut-être qu’une partie de toi est encore en train de mourir
Peut-être qu’une partie de toi a encore été ressuscitée
Peut-être qu’à chaque fois que tu aimes, c’est elle que tu vois revenir
Des limbes douloureuses où tu crois l’avoir abandonnée

Peut-être que personne ne saura jamais
Pourquoi on est toujours prêt à recommencer

Coeur à la dérive
Hagard cherche la rive
Loin loin loin
De ce mauvais refrain
Loin loin loin
De ce mauvais refrain

Impatience et dénouement accusent :
De ces pensées il faut fuir l’antienne ;
Une fin non vécue comme telle, n’en est pas une.
Conclave du non-rêve - Délibération du 1-5-2018 15:00

Troisième délibération - XIII III MMXVIII

Grosse teuf sur le Styx
Quand je serai vieux, ou plutôt, quand mon âme aura suffisamment vécu et aura été suffisamment pétrie par nos rencontres, je voudrais pouvoir au moyen de ces substances chamaniques que sont les rituels et autres essences du rêve me faire medium, m’immerger dans le demi-monde du demi-sommeil pour y retrouver entières toutes ces ombres, c’est à dire les vôtres, étincelantes, celles plus sombres de ceux qui ne sont plus ainsi que celles, qu’on pourrait qualifier d’égarées, dont personne ne sait à quel monde elles appartiennent, ni vous, ni moi, ni même elles-mêmes, mais qui toutes  auront au moins une fois croisé mon chemin, qui toutes m'auront aimé, haï ou simplement ignoré, qui se souviendront de moi ou non ou que moi-même j'aurais oublié ou encore celles dont le souvenir sera toujours là, subtilement palpable, vivace dans un replis de ma pensée, afin qu'enfin tous nous nous réunissions encore une fois pour une grande fête où nous entamerions une branle frénétique, que déferlant farandole nous partirions naviguer sur un Styx bouillonnant, irisé d'alcool, de lait et de miel, vibrant sous le déchaînement de nos corps jusqu'au fond de son lit, remuant sa boue infâme, entraînant ses monstrueuses et aquacoles créatures perfidement installées en ses sinuosités dans un courant cadencé par une musique affreusement divine et que Charon tout électrisé par cette ambiance infernale repus de notre  adoration envers lui-même aussi spontanée qu’éphémère acceptera nos pièces en chocolat car, comme on le sait tous, cela fait bien belle lurette qu’il n'en a plus rien à foutre de toute cette ferraille qu'il entasse depuis des millénaires, que même son cerbère ne veut plus garder, trop vieux d'attendre, préférant baver d’envie devant sa pâtée au fond de sa triple écuelle avant de la mâcher avec ses dents devenues molles d’ennui, que lui aussi, langues pendantes, il en veut de ces pièces en chocolat que le maître de la barque a acceptées, ce maître qui d’ailleurs quand son tour viendra, un jour ou plutôt un soir fera une grande, ou plutôt LA plus grande fête jamais imaginée car quand ce jour ou plutôt quand ce soir viendra, toutes les âmes remonteront des enfers, qu'elles soient des champs ou non, elles seront de la partie et disparaîtront définitivement dans une fiévreuse ferveur, dans une dernière grande tournée de liesse pour tous, et dans cet ultime grand soir,  les dieux eux-mêmes descendront de toutes leurs Olympes, comprenant que c’est enfin la fin, que c'est peut-être leur fin, enfin presque, ou plutôt, surtout celle de l’humanité, celle d’ici bas, et que, puisqu’il n'y aura plus d'esprits assez évolués à pervertir, qu'ils n'auront plus de dons, d’offrandes, ou plutôt devrions nous dire de tueries voire de massacres qu'ils aiment généreusement qualifier de sacrificiels, ils abandonneront alors le ciel mais dans leur errance infinie à la recherche de nouveaux univers dans l’univers, garderont le sacrifice.
Le conclave du non rêve - Délibération du 13 mars 2018 - 5h

lundi 19 novembre 2018

Deuxième délibération - ?? II MMXVIII

C'est en toute simplicité que j'aimerais de ces quelques mots en faire quelques mots à offrir, enfin quelques mots à vous offrir car oui aujourd'hui je suis d'humeur à vous offrir non pas quelques artifices mais à vous offrir quelques mots, ces quelques mots qui je l'espère, murmureront un je ne sais quoi qui vous convaincra que je suis d'humeur à vous les offrir certes, mais surtout à vous ouvrir ce cœur, enfin à vous ouvrir mon cœur, à l'exposer à ce regard non inquisiteur, à ce regard qu'est votre regard, qui si souvent est si profond, qui si souvent me révèle des montagnes là où si souvent je ne relève ... que des vallons, qui si souvent m'éteint des tempêtes quand ... pas si souvent que ça en fait, nous dînons au salon, ce regard bienveillant qu'est votre regard que par dessus tout j'estime plus que tout car il prouve de manière ultime l'existence d'une vie qui n'est pas la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui n'est ni une existence ni une non-existence qui s'opposeraient à la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui est une autre vie, une existence avec un autre cœur que ce cœur que je souhaite offrir à ce regard qu'est votre regard, enfin ce cœur qui est le mien qui est mon cœur, enfin l'existence de cette vie qui est la vôtre, qui est votre vie, de ce cœur qui est le vôtre enfin, qui est votre cœur, et qui de manière ultime prouve l'existence d'une existence, ce qui vient immanquablement me réchauffer l'âme, me réchauffer ce cœur, ou plutôt réchauffer mon cœur, ce qui me met d'humeur aujourd'hui à vous vouloir vous offrir ces quelques mots.

mardi 13 novembre 2018

Extrait du journal - Deux novembre deux mille dix huit, sept heures et vingt et une minutes.

Le chant du ciel bleu sillonne les vagues
Reflet d'amertume de fin d'été.
Longue vie à celui qui surfe la grande vague de la mort !
L'écume est sa faux, l'eau est son tombeau.
En équilibre tes muscles se jouent du destin,
Et tu jouis de ta masse en mouvement, pure
Comme l'air, comme ce tunnel qui te montre le chemin.

mercredi 29 août 2018

Première délibération - VI I MMXVIII

... peinture ... vélo ... courir ... âme ... tu veux ... Léon donne une ... maison la peine bleuie 
à l'envers le goût de ta bouche du cœur de la belle voiture qui longe 
la route au lieu du départ au lieu du lendemain au lieu de la belle couture 
sur ton jean qui n'est 
pas tout ce que tu peux imaginer de ne pas être tout ce à quoi tu ne penses 
pas car de tout ce que tu peux imaginer de ne pas être tout ce à 
quoi tu ne penses 
pas de toutes ces non choses non existantes et pourtant déjà éternelles 
seules tes veines cryogéniques enclenchent l'ultime nature de la non volition, 
suffoque, crie, éternue des enchantements que mon cœur ne tient pas à 
avoir à aimer à dresser 
telle cette fosse incongrue de 
notre pathétique pathétiquement glauque humeur gélifiée aux zoos des sens perdus, 
sens perdus, 
sens perdus, pendus tournent volent atmosphériques 
décarcassent la brume de ses lueurs insensées ... insensée ... 
folle rêverie au lac de la l'ami Claude ... 
souvenir ... souvenirs, sentiments multicolores de la panacée, 
sur la plage ... poudre de magma ... 
ce n'est pas la fin ... 
rien n'a jamais commencé .. 
enfin je crois ... 
le ciel, un champ, 
une violente odeur équine, tout disparaît, 
s'efface .... encore, loin, 
une pince à linge,

dimanche 11 février 2018

Simple

C'est en toute simplicité que j'aimerais de ces quelques mots en faire quelques mots à offrir, enfin quelques mots à vous offrir car oui aujourd'hui je suis d'humeur à vous offrir non pas quelques artifices mais à vous offrir quelques mots, ces quelques mots qui je l'espère, murmureront un je ne sais quoi qui vous convaincra que je suis d'humeur à vous les offrir certes, mais surtout à vous ouvrir ce coeur, enfin à vous ouvrir mon coeur, à l'exposer à ce regard non inquisiteur, à ce regard qu'est votre regard, qui si souvent est si profond, qui si souvent me révèle des montagnes là où si souvent je ne relève ... que des vallons, qui si souvent m'éteint des tempêtes quand ... pas si souvent que ça en fait, nous dînons au salon, ce regard bienveillant qu'est votre regard que par dessus tout j'estime plus que tout car il prouve de manière ultime l'existence d'une vie qui n'est pas la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui n'est ni une existence ni une non existence qui s'opposeraient à la mienne, il prouve l'existence d'une existence qui est une autre vie, une existence avec un autre coeur que ce coeur que je souhaite offrir à ce regard qu'est votre regard, enfin ce coeur qui est le mien qui est mon coeur, enfin l'existence de cette vie qui est la votre, qui est votre vie, de ce coeur qui est le votre enfin, qui est votre coeur, et qui de manière ultime prouve l'existence d'une existence, ce qui vient immanquablement me réchauffer l'âme, me réchauffer ce coeur, ou plutôt réchauffer mon coeur, ce qui me met d'humeur aujourd'hui à vous vouloir vous offrir ces quelques mots.