dimanche 26 avril 2020

Orientale

Voilà ce que c'est que d'écouter un peu de musique:

L'esprit léger, je m'évapore dans ton souffle
Moi qui me croyais le cœur dur comme la glace
Sur tes iris sombres mille feux de soleil dansent,
Brûlent mon sommeil et rudoient follement mes sens.

J'étais si bien, au calme dans mon cocon frais
Mais ta voix sucrée est venue tout déchirer,
Bousculer et renverser mes sombres pensées.
Je ne désire plus que te voir chanter et danser.

Aux inflexions de ta voix, suivent celles de mon corps
Fleurissent violons, sagatts, riqs et zurnas.
Ivre de mélodie, dans un ultime effort
Je me livre à toi et respire une dernière fois.

Fuyant ce cycle infernal, bougre ensorcelé,
J'avais fait un pacte avec la nuit étoilée.
Je n'arrive plus à croire que tu n'es qu'un rêve
Une bifurcation sauvage, un élan de sève.

Vingt six avril, deux heures six.

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