mardi 9 mars 2021
Un bolduc sinon rien
samedi 24 octobre 2020
Asperge mais pas trop.
Je cherche un crayon mais toutes les mines sont cassées. “Des mots
enlevés s'élèvent devant l'envolée volée au poète” Tire pas la tronche !
ça va bien se passer ! Je résiste. La vie n’est pas un pet
d’aristocrate mais un pet d’aristocrate, c'est la vie ! enfin si on peut
dire ... Cette tiédeur, c’est notre cuisson à feu lent ; regarde, lui
aussi s’ébroue avec nous dans le fameux bouillon d’éléments de langage.
Touffeur et remugles. et oui, ça pue ! Pas de wind of change dit l’âne,
ah non ça c’est scorpion, mais faut savoir faire des blagues (bien)
pourries pour être dans le mood. Suis up to date dans ma caboche. Et
c’te tempête ! Un pur carnaval de chiffres ; ici, qui sera le plus
sonore, là, qui aura l’organe le plus élastique ; prostate, verge,
clitoris, vulve. Une petite opération des calculs disrupto-inclusifs ?
Vestiges l’un de l’autre, de l’un et dans l’autre. Au fond, on ne désire
que s’assembler. Se quitter ? mais pourquoi ? Déjà, on ne voit rien
venir puisque tout se passe dans notre dos. Alors sniff quoi !
:/
! A côté de la porte, cloué au mur, un troisième œil ensanglanté
agonise constellé de fléchettes. Tu l’as eu dans le mille, mais c’était
pas vraiment ça le game. Il reste toujours la petite lucarne et le
joueur de foot sur ta console. ça cache ta tristesse. Un masque sur une
jambe de bois, dirait-on cyniquement en mode "twenty-twenty". Pas très
love me tender la chienne d'époque. Le cynisme a bonne presse. Pis-aller
sans espoir, pourtant tout passe avec l’espoir. Le souvenir d’avoir été
sage.
samedi 27 juin 2020
Garbine
dimanche 26 avril 2020
Orientale
Brûlent mon sommeil et rudoient follement mes sens.
Vingt six avril, deux heures six.
lundi 20 avril 2020
Dharma et Kha momie.
La peau roussie par le soleil et la sangria, je m'affale dans un transat. Une taffe ; l'inspiration sans respiration. Le temps revient vers moi, mais je l'esquive. Tous les êtres me fatiguent. L'autre n'y échappe pas. Il n'a pas le choix. On m'apporte un bidon dans lequel je souffle, mais je ne vois rien apparaître alors je me dis qu'avoir raté le début, c'est avoir déjà fini. De tout cela je ne retiens rien si ce n'est la beauté d'une journée pour laquelle je n'avais pas envisagé l'étrange. Je me décalque et de moi, une copie carbonisée se détache. Rissolent les lambeaux d'une vie à laquelle j'avais cru pouvoir coller jusqu'à la fin ! Je suis, oui, je suis, on ne peut plus d'équerre. Et ! Et j'observe, oblique, la desquamation d'une époque, tout en maugréant sur cette piquette qu'on m'a, jusque là, servie. Il n'y aura pas d'automne pour les feuilles. A la brisure des nervures, j'extrais des limbes la sève jusqu'à la lie. Enfant, je me réjouissais du secret sucré des primevères cueillies sur le bord des chemins donnant tout son goût au printemps encore frais et humide. Le tumulte revient, une main me saisit et me traîne jusqu'au seuil du présent. De mon poing levé le sable s'écoule et retrouve la plage.
Lundi vingt avril deux mille vingt - vint trois heures trente neuf
dimanche 12 avril 2020
Art thérapie
Art thérapie